Infos Équilibre & Bien-être

Vous trouverez ici quelques liens « Équilibre et Bien-être » vers des renseignements supplémentaires ou notions qui pourront vous aider sur votre chemin. Bonne navigation !

REPÉRER LE BURN-OUT : PREMIER SIGNE ET CONSEILS

NEUROATYPIQUE, HYPERSENSIBLE, TDAH : ET SI LES ÉTIQUETTES NOUS FAISAIENT RATER L’ESSENTIEL ? (avec Béatrice Millêtre, Dr en psychologie)

DOPAMINE, COMMENT LES APPLIS PIÈGENT NOTRE CERVEAU

OBÉSITE INFANTILE, LA COURSE AUX PROFITS

EN CONTRE-PIED DES IDÉES MAIN STREAM SUR L’UTILISATION DES RÉSEAUX SOCIAUX

NEUROATYPIE, UNE VIDÉO À VOIR

LIEN ALIMENTATION – MICROBIOTE – CERVEAU : HYPER UTILE À SAVOIR !

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SI VOUS PENSEZ MAL MANGER, VOIR CETTE VIDÉO (avec le Dr JIMMY MOHAMED)

CA QUI VA FAIRE LA DIFFÉRENCE À L’AVENIR, C’EST NOTRE CAPACITÉ À DISTINGUER L’INFORMATION VRAIE DES FAKE NEWS

BON À SAVOIR À PROPOS DU MICROBIOTE

SENTIMENT DE DECALAGE DU HP

BON À SAVOIR À PROPOS DES ENFANTS HPI

« LA MORT N’EXISTE PAS » 
Pour les personnes traversant le décès d’un proche, ce dernier livre de Stéphane Allix paru en octobre 2023, chez Harper Collins peut être intéressant. Il compile en effet des éléments scientifiques et/ou vécus, sur plusieurs décennies, qui donnent une ouverture différente sur l’approche de la mort.

Pour ouvrir les perspectives sur la neuroatypie, et avoir des relations plus apaisées ;o)

HAUT POTENTIEL INTELLECTUEL, HAUT POTENTIEL ÉMOTIONNEL

Très bonne vidéo d’explications sur les HPI, HPE, surdoués… par Christèle Albaret, avec test de dépistage en ligne (disponible sous la vidéo Youtube) :

Voici également des lectures que je conseille régulièrement sur le sujet et qui pourront aussi vous éclairer sur votre propre neuroatypie ou celle de votre enfant :

 » Journal d’un jeune surdoué » et « Échanges autour du Haut Potentiel – Adulte surdoué… Aidez-moi à comprendre » de Claire Grand

« Je pense trop », « Je pense mieux » et « J’ai pas les codes » de Chrystelle Petitcolin

« Trop intelligent pour être heureux » et « L’enfant surdoué » de Jeanne-Siaud Facchin

« L’adulte surdoué à la conquête du bonheur », « La femme surdouée », « L’adulte surdoué : apprendre à faire simple quand on est compliqué » de Monique de Kermadec

« Les surdoués et les autres, penser l’écart » de Carlos Tinoco, Sandrine Gianola et Philippe Blasco

Et plus orienté spiritualité : « Hypersensibles spirituels » de Geraldyne Prevot Gigant.

Ce profil peut se caractériser, entre autres, par une hypersensibilité émotionnelle/hyperesthésie = sensorialité exacerbée, voire synesthésie (phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés) ; une pensée dite en arborescence (coactivité neuronale ciblée en divergence et en convergence, grosse capacité à analyser, à faire des liens rapides de manière non linéaire) ; une meilleure coopération interhémisphérique pour le traitement des informations ; une  métacognition (connaissance de son propre fonctionnement cognitif et tentative pour mieux le contrôler. Va de paire avec la confiance en soi) ; une difficulté chez les enfants à gérer les frustrations dues à un cerveau qui élabore trop vite par rapport à des affects immatures ; un goût pour la complexité, la profondeur ; une lucidité parfois dérangeante ; un sentiment d’ennui ; des questionnements existentiels sur la vie, la mort, la conscience, la vérité ; un sentiment de décalage avec le monde extérieur voire de suradaptation ; une pensée en images ; des valeurs fortes ; un besoin impératif de sens, d’authenticité, de justice, de liberté, de réalisation, d’accomplissement et/ou de spiritualité…).

L’ALEXITHYMIE OU LE SILENCE DES ÉMOTIONS

SARTRE : NOUS SOMMES CONDAMNES A ETRE LIBRES.

CONFINEMENT : COMMENT GARDER LE MORAL?

ALCOOL ET SANTÉ : AMÉLIORER LES CONNAISSANCES POUR RÉDUIRE LES RISQUES
Pour continuer à vous faire plaisir sans prendre de risque, je vous invite à lire une page du site « santepubliquefrance » (+ test « alcoometre » en bas de page).
À savoir également: l’alcool augmente de manière avérée, le risque de cancer du sein.
Et pour plus d’infos : Aide Alcool

NOUVEAUX PÉRILS COGNITIFS : ATTENTION AUX ÉCRANS…

Professeur en neurosciences, directeur de recherches à l’INSERM, déjà auteur de « TV Lobotomie » Michel Desmurget vient de publier un nouvel ouvrage sur le danger de la révolution numérique dont vous trouverez un résumé ici : La Fabrique du crétin digital. Éditions du seuil, 2019″.

Il est également intervenu en direct sur BFMTV à ce sujet le 04/09/19 :

https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/ecrans-pour-les-enfants-il-y-a-un-effondrement-du-langage-et-du-qi-dans-cette-nouvelle-generation-connectee-constate-le-dr-desmurget-1184259.html#

ÉMISSION « PRENEZ SOIN DE VOUS » SUR BFMTV : LA COHÉRENCE CARDIAQUE POUR MIEUX GÉRER LE STRESS

Exercice au quotidien pour lutter contre le stress

Technique excellente et rapide léguée par le Dr David Servan-Schreiber dans son livre « Guérir ». J’en parle très régulièrement aux personnes qui me consultent car elle est simple et à la portée de tous.

Il existe aussi l’application « Respirelax » qui permet de mettre en pratique la cohérence cardiaque au quotidien. Elle peut être téléchargée gratuitement sur Iphone.

UN BAIN SI ÉMOUVANT…
À l’attention des jeunes maman !

QUAND SCIENCE ET AMOUR SE RENCONTRENT… OU COMMENT PARLER D’AMOUR STRUCTURE LITTERALEMENT VOTRE CERVEAU !

cerveau coeur

Les mots que vous choisissez pour parler ont une influence majeure sur votre fonctionnement cérébral. Andrew Newberg, un neuroscientifique de l’université Thomas  Jefferson, explique dans son livre « Les mots peuvent changer votre cerveau »  que un seul mot a le pouvoir d’influencer l’expression des gènes qui régulent le stress physique et émotionnel.
Pour en savoir plus…
Très belle journée à vous !

LA PLASTICITÉ CÉRÉBRALE : LA CAPACITÉ DE PRODUIRE DE NOUVEAUX NEURONES TOUTE LA VIE !

IL EST GRAND TEMPS D’ÉCOUTER NOS INTESTINS !

Giulia Enders intestins

Giulia Enders, 24 ans, est passionnée de gastro-entérologie depuis le jour où elle a découvert que changer son alimentation l’avait guérie d’une grave maladie de peau. Un jour à 17 ans, son corps s’est couvert de plaies. Un mystère pour les médecins qui suivaient l’adolescente. Si la cortisone aidait un peu, dès que le traitement s’arrêtait, la maladie repartait de plus belle. Après quelques recherches sur Internet, elle décide de s’alimenter plus sainement et son état s’améliore. « Pour moi, cela a été une vraie victoire, et l’occasion de comprendre au plus profond de ma chair que le savoir pouvait être une arme. J’ai alors commencé des études de médecine », raconte-t-elle dans la préface de son livre.

À lire aussi :

http://www.huffingtonpost.fr/serge-rafal/sante-intestin-supprimer-lait-gluten_b_9857226.html

http://www.huffingtonpost.fr/2015/05/28/couleur-selles-pourquoi-regarder-cuvette-avant-tirer-chasse_n_7304122.html

DIX LEVIERS DU BONHEUR

La psychologie positive et les neurosciences ont fait des progrès considérables ces quinze dernières années dans la compréhension de ce qui  nous rend le plus heureux. Parmi les règles à retenir en voici 10 pour vous permettre d’augmenter votre indice de bonheur :

  • Soyez généreux, car faire du bien aux autres vous fait aussi du bien ! Pensez à faire des compliments sincères aux autres, cela ouvre le coeur ;o)
  • Pensez à remercier et à développer votre gratitude ! Rendez chaque jour unique et appréciez tout ce qui va bien dans votre vie.
  • Ayez de l’auto-dérision envers vous-même ! Ne vous prenez pas trop au sérieux et s’il vous arrive de vous sentir nul(le), dites « je me sens nul(le) » tout en tirant la langue, en sautant sur un pied, en tapant avec une main sur la tête et en faisant des cercles sur le ventre avec l’autre. Testez : effet garanti ! ;o)
  • Riez, même en forçant le trait au départ car le rire est aussi mécanique et peut déclencher un rire sincère. Cela évite de laisser trop d’emprise à la morosité, met le cerveau en état de jubilation et libère des endorphines, molécules de bien-être !
  • Soignez vos pensées : la psychologie positive montre que vous renforcez ce sur quoi vous vous focalisez. Penser positif développe des émotions positives, des actions épanouissantes, la confiance en soi et du même coup l’estime de soi alors, que des pensées négatives conduisent à un état émotionnel bas, un affaiblissement des compétences et une perte de confiance et d’estime de soi.
  • Lâcher-prise ! Autorisez-vous à ne pas y arriver, à sortir du cadre (souvent éducatif), à prendre de la distance par rapport au quotidien pour vous ressourcer. Apprenez à composer avec les éléments et à en tirer le meilleur.
  • Ayez des paroles encourageantes envers vous ! Félicitez-vous de votre capacité à maintenir votre équilibre ou de vos progrès quotidiens. Si en revanche ce que vous vivez ne vous met pas en accord avec vos valeurs, réajustez cela et faites en sorte d’adopter les comportements vous permettant de les honorer le plus souvent possible.
  • Faites une activité physique agréable pour vous, quelle qu’elle soit ! Cela permet de vous défouler, le lâcher les tensions et de débrancher du mental. Ne vous prenez pas trop la tête et vivez l’instant présent, et pour ça il faut revenir dans votre corps !
  • Ayez une alimentation saine et équilibrée c’est-à-dire variée avec protéines, fruits, légumes. Renouez avec le plaisir de manger quelque chose qui vous plait (avec modération) et soyez à l’écoute de vos sens.
  • Ayez de l’ambition ! C’est-à-dire développez ce qui vous donne envie d’avancer, vous motive et vous rend fier(e), redonnez vie à vos désirs et concrétisez vos rêves.

En faisant ces choix, vous vous rendez davantage maitre du cours de votre vie, donc augmentez et cultivez votre capital bonheur au quotidien ! ;o)

Une dernière chose : bizarrement on peut ressentir une certaine méfiance par rapport au bonheur comme s’il était suspect de se dire « tout va bien pour moi ». N’écoutez pas cette petite voix et  surtout, osez être heureux(se) !

LA MINUTE DE BONHEUR D’ALBERT JACQUARD…

LA PSYCHONUTRITION, OU COMMENT RETROUVER NOTRE ÉQUILIBRE MENTAL EN MANGEANT

Psychonutrition

Scientifiques et médecins sont de plus en plus nombreux à établir un lien entre ce que nous mangeons et notre santé psychique. En effet, certains régimes traditionnels comme le régime méditerranéen, stimulent les capacités cognitives et diminuent le risque de dépression. Ces régimes sont riches en oméga-3 des acides gras essentiels au fonctionnement cérébral (pour précision, notre cerveau est composé à 60% de graisses).

Les chiffres sont sans appel. Une étude publiée en 2011 par Almudena Sanchez-Villegas de l’université de las Palmas de Gran Canaria, experte en santé publique, et réalisée sur 12000 espagnols pendant six ans, a montré 30% de risque de dépression en moins pour les personnes consommant un régime alimentaire de type méditerranéen, à base de fruits et légumes riches en anti-oxydants, de poissons riches en oméga-3, céréales complètes, légumes secs, huile d’olive, viande maigre, vin rouge en quantité modérée et noix. Ce régime aide à préserver les connexions entre neurones (cellules du cerveau) et ralentit de déclin cognitif chez les séniors (aide à prévenir la maladie d’alzheimer).

Chaque année, les preuves révélant un effet bénéfique de certains aliments sur notre cerveau et notre bien-être psychique s’accumulent : les acides gras oméga-3 contre la psychose et la dépression, les aliments fermentés contre l’anxiété ; le thé vert et les fruits riches en antioxydants contre la démence… Sans qu’il y ait de panacée alimentaire, il s’agit davantage d’une combinaison d’aliments qui renforcent nos capacités cognitives et psychologiques.  

En revanche, selon une étude australienne menée par la psychiatre Felice Jacka de l’université Deakin et de l’université de Melbourne, la junk food (sodas, snacks, hamburgers, frites…) augmente le risque d’anxiété et de dépression. En plus, des études réalisées par IRM ont montré que ce type d’alimentation agit sur la taille de notre cerveau. En septembre 2015, son équipe a montré que les personnes (entre 60 et 64 ans) les plus adeptes de la « malfouffe » souffraient davantage de troubles de l’humeur, mais avaient également un hippocampe réduit à gauche, structure jouant un rôle central dans la mémoire et les apprentissages. 

L’hypothèse émise par F. Jacka serait que les aliments riches en sucres favorisent les processus inflammatoires néfastes pour notre cerveau. Déréglés, ces processus peuvent détruire les tissus sains. Deux méta-analyses de 2010 et 2012, rassemblant les résultats de 53 études, ont révélé que les personnes souffrant de dépression présentent une augmentation significative des marqueurs sanguins associés à l’inflammation. 

Les oméga-3 : alliés de notre cerveau !

Parmi les acides gras bénéfiques à notre cerveau, le DHA (acide docosahexaènoïque) semble particulièrement crucial. En effet, le DHA se révèle être un constituant essentiel de la membrane neuronale, facilitant la communication entre les neurones et stimulant la production d’une protéine impliquée dans la croissance et la survie des cellules du cerveau : le BNDF (Brain-Derived Neurotrophic Factor, facteur neurotrophique cérébral). Notre organisme peut fabriquer cette molécule mais requiert aussi la présence d’un autre acide gras, l’acide alpha-linolénique, qui ne peut être apporté que par notre alimentation. 

D’autres alliés surprenants : nos intestins !

Un autre élément central, légué par nos lointains ancêtres, joue sur notre santé psychique : nos intestins. Une démonstration spectaculaire donnée en 2014 par un étudiant anglais de 23 ans, Tom Spector pour valider son diplôme de génétique, a montré que le fait de manger à chaque repas, pendant 10 jours, au Mac Donald avait un impact direct sur la flore intestinale. Au bout de quelques jours, il a commencé à se sentir mal (léthargie, troubles du sommeil, mauvaise digestion…). En fait, le régime « Mac Do » lui a fait perdre 1/3 de son microbiote (bactéries constituant la flore intestinale). On sait aujourd’hui qu’un tel bouleversement de la flore peut conduire à une inflammation gastro-intestinale qui aura elle-même des effets sur le cerveau, en faisant chuter la production de sérotonine (anxiolytique naturel) qui a lieu à 90% dans les intestins !

EN PRATIQUE : privilégier les régimes de type méditerranéen mais aussi japonais et scandinave protège nos neurones, respecte la flore intestinale et favorise la production de sérotonine mais aussi de butyrate, molécule protectrice contre le cancer du côlon. 

Régime Méditerranéen : les études scientifiques montrent que les habitudes alimentaires des cultures issues du bassin méditerranéen (Grèce, Italie, Espagne, Moyen-Orient) sont parmi les plus saines au monde. Elles sont associées à une baisse du risque cardiovasculaire et à une amélioration des fonctions neurologiques et mentales.

– Huile d’olive

– Poissons riches en oméga-3 (sardine, thon, saumon)

– Fruits et légumes riches en anti-oxydants (tomate, poivron, aubergine)

– Céréales complètes

– Légumes secs

– Viande maigre

– Vin rouge en quantité modérée

– Peu de sucre et d’aliments transformés

Régime Japonais : selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), les japonais ont la plus longue espérance de vie au monde, en partie grâce à la population d’Okinawa et à ses habitudes alimentaires particulièrement bénéfiques. Les habitants se nourrissent notamment d’une patate douce de couleur pourpre très nutritive, qui remplace souvent le riz. Ils mangent moins de poisson, de viande, de riz ou de sucre que les autres japonais.

– Légumes riches en antioxydants (patate douce pourpre)

– Algues

– Poisson

– Viande

– Peu de sucre et de riz (blanc)

Régime scandinave : Hormis les boulettes de viande des suédois, la Nouvelle cuisine nordique est l’une des meilleures qui soient pour notre santé. Elle est associée à une réduction de l’inflammation, du risque cardiovasculaire ou de diabète. Les Scandinaves consomment de l’huile de colza, qui contient beaucoup plus d’acides gras oméga que l’huile d’olive. 

– Fruits (airelles)

– Légumes (pomme de terre)

– Noix, noisette 

–  Céréales complètes (pain de seigle)

– Produits de la mer

– Viande et produits laitiers en quantité modérée

– Huile de colza.

IMAGINER, C’EST RÉUSSIR !

Training mental

Les grands sportifs le savent bien, la préparation mentale, encore appelée « imagerie motrice » – c’est-à-dire la capacité à « vivre » mentalement une action, sans la réaliser en même temps – est la clé de la performance ! Les neurosciences nous expliquent pourquoi.

Pour un sportif, les avantages de l’entrainement mental sont multiples : 

– Perfectionner ses apprentissages et sa technique (associer imagerie mentale et exécution réelle permet d’augmenter sa performance en corrigeant mentalement le geste avant de le reproduire) 

– Augmenter la confiance et la motivation

– Diminuer l’anxiété

– Améliorer ses stratégies

– Stimuler la récupération fonctionnelle et motrice (par exemple après une blessure)

Une des étonnantes particularités de l’imagerie motrice est d’être la seule forme d’entrainement possible quand le sportif est blessé et immobilisé. Elle permet, sans pour autant produire le mouvement, d’entretenir les schémas moteurs des plans d’actions tactiques et techniques, et de diminuer l’appréhension de reprendre l’entrainement intensif. Cette imagerie motrice est même utilisée chez les patients ayant eu un accident vasculaire cérébral (AVC) et aide à la récupération des fonctions motrices essentielles comme la préhension et la locomotion. 

Pour augmenter confiance et motivation à l’approche d’une compétition, le sportif peut imaginer des situations positives reposant sur différents scénarios. Pratiqué à la fin de l’entrainement, ce travail peut être combiné à la pratique d’une méthode de relaxation pour optimiser la détente après l’effort.

Quelles sont les différences entre imaginer et agir ?

Les neurosciences expliquent la chose suivante : que le mouvement soit imaginé ou réellement exécuté, les régions cérébrales sont quasiment identiques. Ce sont notamment les aires cérébrales de la motricité (aire motrice primaire, aire prémotrice et aire motrice supplémentaire, les noyaux gris centraux et le cervelet), ainsi que les lobes pariétaux inférieurs et supérieurs. Se préparer à agir en imaginant les mouvements ou les exécuter en réalité, sont donc très proches.



Source : Cerveau & Psycho n° 21, février – avril 2015.

EN PRATIQUE : Etant donné ces similarités cérébrales entre imagerie motrice et exécution réelle d’un mouvement, penser à utiliser notre cerveau pour de l’entrainement mental que ce soit avant une compétition ou toute autre épreuve en repensant à nos compétences de manière objective, en visualisant notre capacité à rester calme et concentré(e), et en se conditionnant positivement sur le résultat pour optimiser la réussite avec une petite phrase du type « je donne le meilleur de moi-même » !

L’IMAGINATION STIMULE LA CREATIVITÉ

Imagination

L’imagination permet de s’évader d’une réalité parfois éprouvante ou ennuyeuse. Toutefois, le vagabondage des pensées à une autre fonction, liée à l’innovation et à la créativité. En effet, quand nous n’arrivons pas à résoudre un problème, il est souvent utile de le laisser de côté et de laisser flotter notre esprit : des idées sous-jacentes, en attente juste sous le seuil de la conscience, peuvent alors surgir et être exploitables. C’est ainsi que nous avons des illuminations.

Nous savons aujourd’hui que parce qu’elle est multiple, la créativité ne se limite pas à des domaines précis du cerveau. De nombreuses études ont montré que les fonctions exécutives, nécessaires au processus créatif, dépendent en grande partie d’une région située à l’avant du cerveau : le cortex préfrontal. Si cette région est non fonctionnelle, nous sommes incapables d’adapter notre comportement à une situation donnée, ni de choisir, parmi d’autres, la situation nous permettant d’atteindre un objectif. C’est le cortex pré-frontal qui court-circuite les automatismes et sélectionne les stratégies en fonction des expériences passées.

Comment favoriser sa créativité ?

Pour que le vagabondage des pensées favorise la créativité, il faut être capable de porter attention à ses rêves éveillés. Les personnes consciente de leurs moments de « décrochage » sont en effet plus créatives que celles qui ne s’en aperçoivent pas. Comment l’expliquer ?

Créer suppose de s’écarter de la réalité, de multiplier les possibles. Si nous restons focalisé sur la réalité, l’imagination est bridée. Mais si l’esprit s’en échappe, l’imagination se libère. Rester toutefois vigilant car lorsqu’elles sont trop présentes les rêveries peuvent nuire aux relations sociales et professionnelles.

L’important est alors de prendre conscience de cette « dérive » où nous nous sommes laissés entrainés et des images qui surgissent. Cette capacité, nommée métaconscience, caractériserait les personnes créatives. En faisant autre chose, nous aurions accès à des idées échappant à la réflexion consciente.

Tout l’art de l’imaginaire consiste donc à doser la surveillance que nous exerçons sur nos propres rêves éveillés. Il faut donc réussir à prendre conscience des bribes d’imaginaire au bon moment, en refocalisant notre attention.

A noter que les personnes dépressives qui ruminent constamment – ressassant les événements passés ou s’inquiétant de toutes les choses qui pourraient leur arriver – éprouvent d’intenses difficultés à se détourner des pensées sombres. Ressasser ses soucis ne permet pas de les résoudre… Néanmoins, si les émotions négatives (peur, tristesse) nous signalent implicitement qui nous nous trouvons dans une situation difficile, elles enclenchent aussi des mécanismes facilitant la résolution de problèmes et le retour à l’équilibre (encore appelé homéostasie) donc la créativité. Des études menées en 1997 par Suzanne Vosburg de l’université de Bergen et Geir Kaufmann de l’université d’Oslo, ont montré qu’à mesure que des solutions innovantes se font jour, l’émotion négative décroît et l’homéostasie s’installe à nouveau, permettant à la personne d’atteindre un état émotionnel plus « neutre ».

Les émotions positives quant à elles ne favorisent pas autant la créativité car selon Vosburg et Kaufmann, elles entrainent une sorte de « paresse » en signalant à l’individu qu’il est dans une position confortable et qu’il n’a pas besoin de fournir un effort pour y remédier, inhibant alors la créativité ! En fait, la psychologue Alice Isen, de l’université Cornell à Ithaca, a révélé que les émotions positives favoriseraient la créativité différemment du fait de souvenirs positifs plus nombreux, mieux structurés et mieux intégrés à la mémoire, mais plus classiques.

En résumé, les émotions positives favoriseraient la quantité, la diversité des idées créatives et les émotions négatives, leur qualité. Ces dernières seraient plus originales, plus innovantes. C’est peut-être qu’une personne triste ou apeurée est plus exigeante sur la qualité des stratégies envisagées, les réponses qu’elle fournit ne la satisfaisant pas. On peut retrouver cela notamment chez les artistes de génie, souvent torturés voire dépressifs, chez lesquels le fait de peindre par exemple leur permettait d' »oublier » les périodes de détresse intense et de retrouver une forme d’équilibre en satisfaisant ainsi au principe d’homéostasie.

rêve éveillé

EN PRATIQUE :

Si vous voulez être créatif, laissez vagabonder votre imaginaire (rêvez éveillé), à condition de prêter attention au contenu de vos pensées. Pour cela, faites des pauses entre des périodes d’activité plus contraignante – inhérentes à la réalité – et autorisez vous à rêvasser pour revenir les pieds sur terre et reprendre ensuite le cours de vos activités mais sous un angle nouveau, régénéré(e), ressourcé(e) et rafraichi(e) !

Source : Cerveau & Psycho n° 22, mai-juillet 2015.

Pour vous aider à un « décrochage » calme et apaisant, choisissez-vous un mandala à colorier en cliquant ici.

LA NEUROÉDUCATION : QUAND L’ÉCOLE APPREND AUX ENFANTS À UTILISER LEUR CERVEAU, ÇA CHANGE TOUT ! 

Enfant qui écrit

La neuroéducation consiste à adapter l’enseignement à notre fonctionnement cérébral. A la croisée des chemins entre neurosciences, psychologie, anthropologie et éducation, elle vise par une approche multidisciplinaire à développer des meilleures manières d’enseigner en exploitant nos ressources cérébrales.

Pour Eric Gaspard, professeur de mathématiques et créateur du programme de neuroéducation Neurosup, a développé une méthode pédagogique s’appuyant sur l’idée que comme un pilote de F1 doit connaître le fonctionnement de sa voiture, un élève gagne à connaître celui de ses neurones, du moins dans les grandes lignes, pour gagner en performance.

Le cerveau est en effet l’outil de travail principal dans les apprentissages. Il est important  de retenir les grandes règles de son fonctionnement : (1) le cerveau fonctionne sur le principe de l’économie d’énergie (par exemple, il est plus facile de retenir 5 nombres à 2 chiffres que 10 chiffres séparés) ; (2) il procède par associations et comparaisons ; (3) il a besoin de répétitions pour mémoriser ; (4) il fait volontiers des prédictions ; (5) il gère son attention et sa concentration de façon fluctuante.

Concrètement, dans l’apprentissage des langues vivantes, l’enseignant qui souhaite faire comprendre que les verbes irréguliers comme to begin (qui se conjugue au prétérit began et au participe passé begun), se conjuguent comme d’autres (boire : to drink, drank, drunk – chanter : to sing, sang, sung) aura intérêt tout au long de l’année à regrouper ensemble sur un cahier spécialement créé à cet effet, les verbes qui se conjuguent de la même manière de telle sorte que l’enfant n’aura pas l’impression d’avoir mémorisé plusieurs verbes, mais un seul. D’où un apprentissage plus facile !

Le principe du regroupement par ressemblances ou catégorisations par colonnes, ou par parquets peut également s’adapter à d’autres matières comme les mathématiques (comme par exemple pour l’apprentissage des formules d’aires des polygones), de manière à mémoriser sans surcharger le cerveau.

La neuroéducation peut s’adapter à tous les élèves grâce à des stratégies d’apprentissage méthodologiques simples, pratiques et concrètes (avec des petits dessins personnalisés par associations d’idées, c’est encore mieux !). Néanmoins, elle requiert quand même un minimum de temps pour assimiler les concepts vus en cours, mais une fois que l’élève a compris, l’acte d’apprentissage est terminé.

Eric Gaspar explique que bien souvent, les enseignants appliquent déjà ces principes sans le savoir, donc le pas à franchir dans l’introduction des neurosciences à l’école sera minime. Il souligne néanmoins que le plus grand défi sera de les faire accepter progressivement par l’institution de l’Éducation nationale.

Sources : Cerveau & Psycho, n°81. Octobre 2016.

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